Succession en Espagne

Succession en Espagne

Espagne Select Immobilier décrit ici les étapes du règlement d’une succession en Espagne, l’objectif de l’article est d’expliquer à nos lecteurs comment le processus se déroule.

Lorsqu’on doit régler une succession en Espagne, la première chose que nous recommandons est de se mettre en contact le plus tôt possible avec un avocat. Nous savons que le deuil est un moment douloureux, mais il est parfois long et pénible de réunir toute la documentation nécessaire au règlement de la succession, en particulier quand le défunt est d’une nationalité qui ne correspond pas à son lieu de résidence, aussi est-il recommandé de se pencher sur le sujet sans tarder.

En Espagne, un avocat spécialisé est indispensable pour le règlement d’une succession. En plus de vous orienter et de vous guider quant à l’obtention des documents requis pour les démarches, il joue un rôle de conseiller et vous aide à prendre vos décisions concernant l’acceptation (pure et simple ou à concurrence de l’actif net) ou le renoncement à la succession, ainsi qu’à choisir la stratégie fiscale la plus avantageuse.

La première démarche à effectuer est de collecter un certain nombre d’informations concernant le défunt: lieu de résidence, domicile habituel, lieu du décès, état civil, régime matrimonial, héritiers possibles, savoir s’il a fait établir un testament dans son pays d’origine ou en Espagne, détermination de son patrimoine en Espagne et à l’étranger, etc.

La deuxième étape consiste à réunir la documentation nécessaire à la liquidation de la succession:

  • Le certificat de décès, disponible au registre civil de son lieu de résidence ou de son lieu de décès;
  • Documents d’identité (passeport, carte d’identité nationale) du défunt et de ses héritiers possibles;
  • Les titres de propriété des biens et les reçus attestant le paiement des taxes foncières (IBI) qui y sont associées ; la documentation relative aux véhicules dont le défunt était éventuellement propriétaire. Si le patrimoine du défunt n’est pas ou mal connu, il sera nécessaire de procéder à des recherches, ce qui peut prendre du temps;
  • Documents certifiant les soldes des comptes bancaires, la détention éventuelles de titres et produits financiers;
  • Documents et justificatifs relatifs aux dettes, prêts bancaires et hypothécaires éventuels contractés par le défunt;
  • Certificat d’acte de dernière volonté et assurance vie (Certificado de Actos de Última Voluntad) : ce document indique si le défunt a établi un testament en Espagne.

› Si ce dernier document stipule que le défunt a rédigé un testament en Espagne, il faut alors en solliciter une copie auprès de l’étude notariale où le document a été déposé, et ainsi savoir qui sont les héritiers désignés et si le défunt a décidé de faire appliquer une législation différente de la législation espagnole pour la liquidation de sa succession.

› Si les parents du défunt ne sont pas en Espagne ou ne peuvent pas s’y déplacer, il peut leur être utile de faire établir une procuration (poder notarial) en faveur de leur avocat de manière à ce que ce dernier puisse réaliser les démarches et obtenir les documents requis en leur nom.

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› Si le défunt n’est pas de nationalité espagnole, il est recommandé de se mettre en contact avec un notaire de sa nationalité et de lui demander un acte indiquant s’il existe de possibles héritiers et si un testament a été rédigé dans son pays d’origine, de la même manière qu’on demande le certificat d’acte de dernière volonté en Espagne (Certificado de Actos de Última Voluntad español). Tous les documents devront être légalisés, traduits et apostillés avant d’être présentés en Espagne.

› Dans le cas où le défunt n’a pas établi de testament, le notaire doit rédiger un acte de notoriété (Declaración de Herederos), acte par lequel le notaire détermine qui sont les héritiers.

En Espagne, on dispose de 6 mois pour liquider une succession et payer les impôts qui y correspondent. S’il n’est pas possible d’obtenir toute la documentation dans les délais, il est possible de demander un délai supplémentaire de 6 mois.

Une fois toute la documentation réunie et analysée, une déclaration de succession (Escritura de Herencia) est rédigée par l’avocat et par le notaire, signée par les héritiers devant le notaire. Il est ensuite procédé au paiement des impôts et frais correspondant à la succession, l’impôt de succession (Impuesto de Sucesiones), l’impôt sur la plus-value (impuesto de la Plusvalía), les frais d’avocat, de notaire et de registre de la propriété.

› La déclaration de succession (Escritura de Herencia ou Escritura de Adjudicación) permet de procéder à l’inscription des biens aux noms des héritiers, et aux institutions bancaires et financières de mettre à disposition des héritiers les fonds qui appartenaient au défunt conformément à l’accord établi.

L’un des problèmes auxquels peuvent être confrontés les héritiers est la difficulté de faire face aux frais liés à la succession, en particulier lorsqu’un certain nombre de biens immobiliers sont transmis, mais peu d’argent liquide. Il est par conséquent recommandé d’être bien accompagné pour étudier la possibilité de liquider certains biens et actifs, et de demander un délai au Trésor public pour le paiement des impôts. Les impôts peuvent également, le cas échéant, être réglés avec les fonds laissés par le défunt sur son compte bancaire.

De même, si le défunt avait beaucoup de dettes, il est possible d’accepter la succession non pas de manière pure et simple, mais à concurrence de l’actif net (Aceptación a beneficio de inventario), autrement dit sans être responsable des dettes supérieures à la valeur des biens transmis. Il est également possible de renoncer tout simplement à la succession.

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